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La délégation Europe du MMM International participe aux débats et aux projets des institutions européennes dans les domaines qui concernent les mères, les enfants, les familles. Il vous tient au courant des dossiers en cours et prend position. Il est le relai des associations membres et partenaires et fait entendre la voix des mères auprès des instances de l'Union Européenne.

Prises de positions de la Délegation Europe au nom du MMM

2011/01 - Les "Mères Célibataires"

Mouvement Mondial des Mères (MMM) Make Mothers Matters
Policy Position: Mères dans des Familles Monoparentales – Janvier 2011 (Téléchargeable ici)

Le Mouvement Mondial des Mères (MMM), crée à Paris en 1947, est une ONG internationale, apolitique et non confessionnelle. Il représente des mères et leurs familles auprès des institutions nationales et internationales et jouit du statut consultatif général auprès des Nations Unies. Il sensibilise également les décideurs politiques et l’opinion publique au rôle essentiel des mères pour promouvoir la paix et contribuer au progrès social, économique et culturel. La délégation européenne du MMM (MMM Europe) a pour mission de faire entendre la voix des mères auprès des institutions et des décideurs politiques de l’Union Européenne et de sensibiliser l’opinion publique a l’impact des mères sur le développement social, économique et culturel de leur pays.

En tant que partenaire d’un projet initié par la DG Recherche  de la Commission Européenne, la Family Platform, le MMMEurope s’est vu confier l’élaboration d’un rapport sur la situation des mères en Europe, leur réalité, leurs priorités, leurs difficultés, leurs besoins.

Il est unanimement reconnu par toutes les femmes interrogées que la transition vers la maternité constitue dans leur vie un changement irréversible et profond. « Elles ne voient plus jamais la vie comme avant » « Une très grande responsabilité », « Un immense défi », pour lequel certaines mères se sentent quelques fois peu ou pas préparées. Toutefois, toutes parlent de la maternité comme d’une énorme joie qui vaut la peine qu’elles se donnent.

Nous leur avons posé une question qui vous intéressera: « Si vous pouviez lancer un message au monde politique en vue d’une amélioration de votre vie de mère, quel serait-il ? »

Trois thèmes principaux reviennent de manière très forte dans leurs messages au-delà des différences nationales, culturelles et socio économiques :

  1. la réconciliation du travail avec la vie de famille
  2. leur immense besoin de reconnaissance : que soit reconnu par la société toute entière l’importance de leur rôle de mère
  3. la nécessité d’avoir plus de temps pour s’occuper de leurs enfants

Les messages concernant la réconciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle, parlent de la différence entre leurs horaires de travail et les horaires scolaires, de la nécessité de structures d’accueil de qualité pour leurs enfants, par exemple de crèches en entreprises, de flexibilité des horaires de travail, nombre d’entre elles demandent des solutions financières pour pouvoir consacrer plus de temps à leurs enfants…

La réconciliation vie familiale vie professionnelle à leurs yeux ne doit pas seulement viser à permettre une insertion professionnelle satisfaisante; elle doit aussi manifester la reconnaissance par la société de l'importance de la contribution des mères en tant que telles. Elles ont le sentiment de ne pas être reconnues en temps que mère par la société et par vous, les décideurs politiques.

Elles demandent d’être reconnues et soutenues dans le rôle fondamental qu’elles ont, avec les pères, dans l’éducation de leurs enfants pour faire de la prochaine génération une génération  de citoyens responsables. Rôle qui implique un soutien spécifique  lorsqu'elles sont seules.

Elles veulent plus de temps pour s’occuper de l’éducation de leurs enfants. Surtout quand leurs enfants sont tout petits. 80% d’entre elles souhaiteraient s’en occuper à plein temps jusqu’ à ce que leur enfant ait 3 ans c’est à dire pendant l’âge pré scolaire. Quand leurs enfants sont en âge scolaire, y compris à l’adolescence, elles voudraient pouvoir choisir un travail flexible ou à temps partiel qui serait mieux synchronisé avec les horaires et vacances scolaires.

Soyons clairs, la grande majorité des mères souhaitent être actives sur le marché du travail mais ce qu’elles expriment c’est qu’elles souhaitent AUSSI, à certains moments de leur vie, disposer de plus de temps pour s’occuper de leur famille. Nous reviendrons sur la réalité des cycles de vie dont il faut tenir compte.

Dans leurs très nombreux messages aux politiques elles parlent aussi du divorce et de la garde alternée, de l’implication des pères dans l’éducation des enfants, du besoin d’une meilleure justice, des problèmes de précarité, de violence, de logement, d’aide aux familles, d’éducation à la parentalité…

Familles monoparentales

La vie  des mères de familles monoparentales est incontestablement plus difficile que  celle des mères qui sont mariées ou en couple. Elles ont cependant les mêmes aspirations, le même sens de l’importance de leur rôle de mère, le même besoin de reconnaissance pour cette responsabilité de mère et de temps pour l’exercer. Etant seules, le manque de temps et souvent de moyens génère un stress plus important et une précarité plus grande qui se répercutent sur les enfants.Selon un rapport de la Commission européenne sur la pauvreté des enfants, les enfants de familles monoparentales sont le plus à risques de pauvreté dans l’UE. Et nous savons que la très grande majorité des parents de familles monoparentales sont des mères.

Les familles monoparentales sont très diverses : la fragilité des unions n'épargne aucune région, aucun métier, aucun milieu social. Elles ont cependant un point commun : avec la séparation, les familles subissent une brutale chute de leur niveau de vie. Il faut désormais assumer seul le quotidien sans les "économies d'échelle" induites par la vie de couple et sans le soutien d’un partenaire.

En  Europe, les familles monoparentales sont de plus en plus nombreuses: de 1968 à 2005, la part des enfants vivant avec un seul de leurs parents est passée de 6% à 16%, ce qui représente une progression de plus de 150%. L'immense majorité de ces enfants (90%) partagent leur quotidien avec leur mère. Il est urgent de traiter ce problème. Non seulement pour les mères elles mêmes  mais aussi pour les enfants qui sont l’avenir de nos sociétés.

Outre l’objectif indispensable de l’augmentation du nombre et surtout de la qualité des structures d’accueil pour la petite enfance, des solutions imaginatives doivent être trouvées dans plusieurs domaines.

  1. Sur un plan financier : la TVA et les prestations familiales
  2. Sur un plan économique : la reconnaissance du travail familial non rémunéré
  3. Sur un plan social : le travail de prévention des ruptures familiales, en insistant sur la notion de temps, sur l’implication des pères, sur les conditions de logement et sur le regroupement des familles de travailleurs mobiles.
  4. Sur un plan politique : l’intégration des mères dans les décisions politiques locales qui les concernent

Plan financier

Les mères de familles monoparentales, dont le risque de pauvreté est de deux à trois fois plus élevé que la moyenne selon les pays,, demandent une amélioration de leur situation matérielle . Il est vital de lutter contre la pauvreté de ces familles, si l'on veut prévenir la transmission intergénérationnelle de la pauvreté.

C'est pourquoi le MMM rejoint les associations familiales qui préconisent un aménagement de la TVA permettant une baisse des taux applicables aux produits et services destinés à la petite enfance. Il demande qu'une telle mesure dont les effets à court et à long termes seraient important pour l’Europe, fasse l'objet d'une recommandation de la Commission ou du Conseil et que soit étudiées, au plan européen les compensations exigées par cet aménagement.

Il s’agirait là d’une aide financière réelle pour tous les parents et en particuliers pour les mères de familles monoparentales. Et quel signal fort de l’attention accordée par l’UE aux parents qui élèvent seuls ou en couple les futurs citoyens européens !

Il suggère que les Etats membres réexaminent l'architecture des prestations familiales, afin de permettre l'accès à ces prestations dès la venue du premier enfant. 

Plan économique

Des solutions imaginatives pour la reconnaissance du travail familial non rémunéré, souvent appelé le travail de « care », sont à rechercher. C’est un pan entier de l’économie et de nos PIB qui n’est pas quantifié, pas évalué, pas reconnu. La tendance est déjà à prendre en compte des données environnementales dans le calcul du PIB. Nous pensons que l’inclusion du travail humain non rémunéré est essentielle pour que nos sociétés reconnaissent que leur richesse principale est le capital humain dont il faut prendre soin quand il est dépendant. Nous demandons desétudes sur la valeur économique du travail familial non rémunéré.

La connaissance et la reconnaissance de la valeur économique du travail familial non rémunéré entraineraient des compensations financières en matière de pension et de travail à temps partiel.

Cette reconnaissance  amènerait aussi à une plus grande implication des pères, ce qui est bien sûr une condition majeure de l’amélioration de la situation des mères en général, mais particulièrement des mères divorcées ou séparées. La réalité de ce travail familial a un coût en temps indéniable mais variable selon les cycles de vie. En effet, la pression professionnelle la plus forte, entre 25 et 40 ans, correspond à l’âge où le travail familial est le plus grand. Il est nécessaire de prendre en compte les cycles de vie.

Plan social

Le coût financier et humain de la séparation des couples n’est pas à démontrer. Nous pensons que la prévention est nécessaire. Il s’agit non pas de maintenir ensemble à tous prix des couples pour lesquels la vie commune est devenue trop difficile, mais d’agir en amont de cela aussi.

Le stress financier et humain, le manque de temps pour la famille rendent les relations familiales de plus en plus difficiles. En temps de crise l’Europe a choisi dans la stratégie 2020 de mettre l’accent non seulement sur l’économique mais également sur le social. Nous espérons que dans le cadre de cette stratégie des idées novatrices seront mises en œuvre pour le soutien des familles. Parce que, en temps de crise, les familles se révèlent très souvent être l’amortisseur, le lieu refuge qui permet de survivre le moins mal possible.

Dans cette même idée de prévention, le MMM préconise qu'une étude sur les bonnes pratiques européennes soit conduite pour connaître les modalités d'aides sociales, qui encouragent la présence et la participation des pères dès la naissance d'un enfant. Le MMM souligne l'importance des investissements qui restent à accomplir, dans la plupart des Etats membres, pour assurer des conditions de logement décentes aux familles avec de jeunes enfants.

Le MMM demande aussi que les plans d'action européens pour le soutien de la mobilité des travailleurs tiennent désormais compte explicitement des séparations familiales qu'une telle mobilité peut engendrer et réduisent les impacts négatifs de ces séparations : par exemple en assurant que le versement des prestations familiales dues par les Etats compétents soient versées dans des délais n'excédant pas quelques semaines; et en promouvant la coopération entre les pays de départ et d'installation, afin d'aider autant que possible, le regroupement des familles de travailleurs mobiles .

Nous pensons que l’Europe DOIT se préoccuper de protéger et de soutenir  les familles afin de prévenir les ruptures car les familles ont un rôle essentiel de cohésion sociale et de refuge par temps difficile.

Une suggestion politique enfin :

L’intégration des mères dans les processus de décisions est une des missions du MMM. Nous le mettons en pratique au niveau local. Par exemple, en France dans des quartiers réputés difficiles de la banlieue de Paris des petites cellules ont été créées par le MMM « les mères parlent aux maires » Concernant les problèmes d’insécurité, de violence et de délinquance de ces quartiers,  les mères ont participé aux processus d’identification, de recherche de solutions et de mise en œuvre des solutions. Au cœur de leur communauté, les mères sont soucieuses de l’avenir de leurs enfants et désireuses de restaurer la sécurité là où ils grandissent. Elles demandent que soient imaginées des solutions et créées des conditions pour leur permettre de jouer leur rôle de mères le mieux possible

 

 

Lire aussi l'article du MondeUn tiers des familles monoparentales sont pauvres

 

Contact :

MMM Europe - Délégation du Mouvement Mondial des Mères
Make Mothers Matter
Avenue Nestor Plissart 8 B-1040 Brussels –BELGIUM
+32 2 734 28 37
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